George Shaw «no title», 2006

Les peintures de Shaw révèlent une fascination certaine pour l’anglicité. Autour de l’artiste, les mythologies de la culture populaire anglaise – ses dessins de personnages tristement célèbres tels que Peter Sutcliffe ou encore les vieux magazines de charme éparpillés dans son atelier – semblent former une concrétion qui informe, sans toutefois diriger, son regard de peintre. Pourtant son art décrit aussi, plus largement, une certaine modernité du monde européen.

Les œuvres de l’artiste se fondent sur des photographies des banlieues prolétaires, souvent prises par l’artiste lui-même et sa famille, ou parues dans des magazines locaux. Ses paysages de banlieue, montrant des mairies, des rangées de garages, des parcs défraîchis ou des terrains de jeux, sont le fruit d’une application méticuleuse d’émail Humbrol sur bois, un travail assidu permettant d’obtenir des images séduisantes, brillantes et très détaillées. D’une nostalgie assumée, l’atmosphère pesante que l’artiste reproduit dans ses toiles est à la fois irrésistible et troublante. Son œuvre rend parfois hommage au cinéma Kitchen Sink – le réalisme social britannique à la charnière des années 1950 et 1960 – dans une version actualisée et dépolitisée.

Cette édition créée par George Shaw à l’occasion de son exposition personnelle au Centre d’Art Contemporain Genève (la première hors de Grande Bretagne), est un hapax dans la production de l’artiste nominé au Turner Prize 2011; une photographie mystérieuse qui semble, dans le fragment qu’elle donne à voir, évoquer un mouvement, un moment, passé.

Description

Édition du Centre d’Art Contemporain Genève.

Support

C-Print.

Dimensions

Diptyque, 2 x [24 x 36 cm]

15 exemplaires numérotés et signés par l’artiste.

Prix

CHF 1000.

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