Yuri Leiderman

07.02 — 06.04.08

VERNISSAGE: 6 FÉVRIER, DE 18H À 21H

 

Le Centre d’Art Contemporain Genève est heureux de présenter la première exposition institutionnelle en Suisse de l’artiste YURI LEIDERMAN.

L’œuvre de Yuri Leiderman tisse un réseau complexe composé d’histoire, de littérature, d’ethnographie ou de géographie. L’artiste déploie une méthodologie pseudo-scientifique appliquée à des postulats absurdes pour définir certaines oeuvres. Se définissant également comme un formaliste, il utilise diverses références à la culture en collages dans des installations puissantes où les superpositions brouillent la lecture, et dans l’interstice, ouvrent une voie cryptée et interrogent notre rapport au monde et à la mémoire.

Dès la fin des années 1980 et après des études de chimie, Yuri Leiderman (né en 1962 à Odessa en Ukraine) développe un travail poétique qui emploie aussi bien la peinture que le texte littéraire, l’installation ou la performance. Basé entre Moscou et Berlin, l’artiste applique sa recherche à des sujets aussi divers que la nomenclature scientifique, les stéréotypes ethnographiques, la musique ou le comportement animal.

Pour son exposition à Genève, une œuvre murale réalisée avec de la soupe («3ème millénaire», 2008) côtoie un débat télévisé entre Michel Foucault et Noam Chomsky sur la guerre du Vietnam («Le Vietnam: des rayures violettes», 2004). L’artiste travaille les confrontations: la rationalité scientifique, la dimension déconcertante de l’avant-garde, son expérience personnelle et des références classiques.

Parmi les œuvres présentées, la photographie murale intitulée «Les victimes de Katyn et les victimes de Hatyn se rencontrent sur une route poussiéreuse dans les collines près de Cape Town» (2005) revisite un épisode de la Seconde Guerre mondiale qui empoisonne encore aujourd’hui les relations entre la Pologne et la Russie. Il se réfère à divers textes théoriques, dont celui du penseur russe N. F. Fedorov, «Philosophie de l’œuvre commune», publié en 1906. Ce dernier définit le bien commun comme la résurrection physique réelle de toutes les personnes ayant vécu un jour sur terre.

Dans l’œuvre de l’artiste, les victimes semblent alors partager, par l’ascension dans l’air et par le photomontage, un destin commun. Le mystère s’épaissit: la pièce monumentale est flanquée d’ornements qui rappellent l’Orient.

Le Centre d’Art Contemporain Genève est heureux de présenter la première exposition institutionnelle en Suisse de l’artiste YURI LEIDERMAN.

L’œuvre de Yuri Leiderman tisse un réseau complexe composé d’histoire, de littérature, d’ethnographie ou de géographie. L’artiste déploie une méthodologie pseudo-scientifique appliquée à des postulats absurdes pour définir certaines oeuvres. Se définissant également comme un formaliste, il utilise diverses références à la culture en collages dans des installations puissantes où les superpositions brouillent la lecture, et dans l’interstice, ouvrent une voie cryptée et interrogent notre rapport au monde et à la mémoire.

Dès la fin des années 1980 et après des études de chimie, Yuri Leiderman (né en 1962 à Odessa en Ukraine) développe un travail poétique qui emploie aussi bien la peinture que le texte littéraire, l’installation ou la performance. Basé entre Moscou et Berlin, l’artiste applique sa recherche à des sujets aussi divers que la nomenclature scientifique, les stéréotypes ethnographiques, la musique ou le comportement animal.

Pour son exposition à Genève, une œuvre murale réalisée avec de la soupe («3ème millénaire», 2008) côtoie un débat télévisé entre Michel Foucault et Noam Chomsky sur la guerre du Vietnam («Le Vietnam: des rayures violettes», 2004). L’artiste travaille les confrontations: la rationalité scientifique, la dimension déconcertante de l’avant-garde, son expérience personnelle et des références classiques.

Parmi les œuvres présentées, la photographie murale intitulée «Les victimes de Katyn et les victimes de Hatyn se rencontrent sur une route poussiéreuse dans les collines près de Cape Town» (2005) revisite un épisode de la Seconde Guerre mondiale qui empoisonne encore aujourd’hui les relations entre la Pologne et la Russie. Il se réfère à divers textes théoriques, dont celui du penseur russe N. F. Fedorov, «Philosophie de l’œuvre commune», publié en 1906. Ce dernier définit le bien commun comme la résurrection physique réelle de toutes les personnes ayant vécu un jour sur terre.

Dans l’œuvre de l’artiste, les victimes semblent alors partager, par l’ascension dans l’air et par le photomontage, un destin commun. Le mystère s’épaissit: la pièce monumentale est flanquée d’ornements qui rappellent l’Orient.

Une exposition en collaboration avec Ikon Gallery, Birmingham.

DATES À NE PAS MANQUER

Exposition: 07.02 — 06.04.08

Vernissage: 06.02.2008 à 18 heures

Commissaire de l’exposition: Denis Pernet.

 

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Avec le soutien de:
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Subventionné par la Ville de Genève