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Dal polo all’equatore

Yervant Gianikian et Angela Ricci Lucchi
Dal polo all’equatore


Parallèlement à l’exposition A Few Things I Cannot Leave Behind et à la projection du film I Diari di Angela – Noi Due Cineasti au Cinéma Spoutnik, une seconde soirée de projection en présence Yervant Gianikian est proposée au Cinema Dynamo.

A cette occasion, le public pourra découvrir le film Dal polo all’equatore, considéré comme le chef d’oeuvre de Yervant Gianikian et Angela Ricci Lucchi et dont une série de dessins et aquarelles y étant lié sont présenté au Project Space du Centre.

Ce film déconstruit les images coloniales des années 1920: chasses à l’ours et au lion, parades militaires, missionnaires au travail, portiers et autres danseurs africains… Ce matériel est issu de l’archive de Luca Comerio, un voyageur, explorateur et pionnier du film documentaire. Les séquences reprises ici sont issues d’un documentaire fasciste de 1929. La stratégie développée par les artistes implique un travail avec et contre ces fragments de film afin de créer une critique des modes de représentation du pouvoir.

Dal Polo all’Equatore a été réalisé sur quatre ans et a notamment impliqué la prise de 347’600 images à la main à l’aide d’une imprimante optique spéciale créée pour le projet : la « caméra analytique ». Cette caméra peut respecter entièrement le cadre au sens philologique du terme, mais il peut aussi se focaliser pour une observation détaillée de zones marginales de l’image. Elle peut respecter la couleur de la tonalité originale des plans tout comme elle peut peindre de façon autonome de vastes zones du film.  Après trois ans de travail, Gianikian et Ricci Lucchi ont accumulé une grande quantité de films, ils ont alors regroupé les images par thèmes et le montage n’a commencé qu’après avoir fait un travail préparatoire, avec des notes couvrant des centaines de pages. La stratégie développée par Gianikian et Ricci Lucchi consistait à travailler avec et contre les images trouvées dans les archives de Comerio. D’une part, ils reproduisaient les images que Comerio avait prises. D’autre part, ils les ont manipulées pour produire une nouvelle œuvre de ce que MacDonalds appelait le « cinéma critique » consistant en une critique systématique de l’original.

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L’espace d’exposition virtuel du Centre

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