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Léo Bizeul

Léo Bizeul
Capital Retour


Dans le cadre du cycle Rencontres Satellites
du Cinéma Spoutnik


Dans le cadre de son programme Les Rencontres Satellites, le Cinéma spoutnik présente le film Capital Retour de Léo Bizeul, lauréat du Prix Centre du Centre d’Art Contemporain Genève au 34e Lover Film festival Torino LGBTQI .

Cornélia, 1 m 82 pour 70 kg, née dans les années 80 mais pas plus sage pour autant… Strasbourgeoise, allemande dans ses papiers mais française dans sa culture, omnisexuelle et intergenre.

C’est par cet auto-récit, clamé comme la mise en garde d’une sphinge, que démarre le film. Mais Capital retour, portrait d’une jeune transgenre, puise sa force par-delà toute notion identitaire ou sage approche académique. Ici, il n’y a ni objet ni sujet d’étude, mais plutôt le portrait d’un corps, un corps et ses rencontres avec d’autres corps. Nous suivons Cornélia dans Strasbourg et ses environs, dans sa chambre, dans la forêt, dans ses contacts fulgurants avec le réel.

Un corps, c’est des corvées, des désirs, des salivations, des hypnoses, des états de veille permanents, mais c’est aussi une confrontation avec les pouvoirs qui le rabattent. « Comment se faire un corps sans organes ? », demandaient Deleuze et Guattari en 1980. À cette question, le film de Léo Bizeul rebondit par une proposition-programme. Il invente un cinéma qui démultiplie et amplifie la vie en lui donnant une forme, celle d’un collage étonnant de burlesque, de réalisme cru et de pur happening. Dans un monde de plus en plus organisé, le corps souverain de Cornélia s’attaque à la monstruosité du présent, à la surface d’un écran où les mille visages de Narcisse viennent plonger leurs yeux éteints.

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L’espace d’exposition virtuel du Centre

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