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COMING SOON

COMING SOON


Lutz Bacher, Tony Conrad, Maria Hassabi


COMING SOON est une exposition patiente. Elle choisit ses mots avec soin, les exprime sans hésitation. Ses mouvements sont lents, mais pas paresseux, plutôt engourdis comme les gestes de quelqu’un qui serait resté trop longtemps au soleil. Calme mais pas figée, elle s’échappe sans être ambivalente. Elle n’est pas pressée — elle s’offre le luxe de prendre son temps.

COMING SOON est une déperformance, constituée de pauses, d’interruptions, de répétitions et de retards. Elle fait parler les silences. C’est un film sans film et une danse sans danse – où rien ne sera à l’heure.

COMING SOON s’ouvre sans images, sur quatre écrans qui passent du noir au blanc au noir, accompagnés par deux voix qui dialoguent doucement. Tout le panel cinématographique de l’anticipation, de l’apogée et de la perte est contenu dans ce fragment d’un film absent. C’est une histoire qui a perdu sa linéarité et se trouve entre la mélancolie et le suspense : elle a déjà eu lieu, est en train d’avoir lieu, n’a pas encore eu lieu.

COMING SOON se dirige ensuite vers de grandes peintures sur papier. Elles sont vides et considérablement jaunies, elles paraissent vieillies. La lumière, renforcée par le temps qui passe, ne cesse d’y laisser sa trace. Une salle remplie de lustres se met elle aussi au rythme du soleil : au plafond le matin, les lumières descendent imperceptiblement tout au long de la journée, pour finir tout près du sol. Pour ceux qui savent et aiment attendre, c’est un véritable spectacle.

D’ici la fin de l’exposition, d’autres chapitres pourraient s’ajouter à l’histoire de COMING SOON. À suivre…

Une proposition d’Anthony Huberman


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L’espace digital du Centre d’Art Contemporain Genève
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