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By repetition, you start noticing details in the landscape

By repetition, you start noticing details in the landscape

Programme de films


By repetition, you start noticing details in the landscape a lieu du 14 décembre 2019 au 19 janvier 2020 dans l’espace d’exposition du Commun (BAC) à Genève. Accueillant la participation exceptionnelle du compositeur américain Terry Riley, ce projet interdisciplinaire présente les œuvres, les films et les archives de près de cinquante artistes des années 1960 à nos jours, rassemblés autour des questions de paysage, de répétition et de communauté.

En écho à l’exposition, le Cinema Dynamo du Centre d’Art Contemporain Genève accueille un programme de films entre essais et archives, documentaires expérimentaux et films d’artistes parcourant diverses manières d’explorer, avec les moyens du cinéma, les histoires de la musique et de l’écoute. Le programme associe films historiques (les conversations du compositeur Robert Ashley avec ses pairs Terry Riley et Pauline Oliveros dans Music with Roots in the Aether, de 1976) et contemporains (avec la présentation d’extraits inédits du film en cours de Daniel Weintraub, Deep Listening: The Story of Pauline Oliveros). Dans chacun de ses films, la dimension documentaire rencontre celle de l’expérience, faisant de l’écoute une manière de s’immerger dans le sujet et l’histoire, de faire se fondre réalité et imaginaire, information et sensation.

By repetition, you start noticing details in the landscape est une proposition de MMMMM

 

Programme

Vendredi 10 janvier, 18.00
Rencontre avec Daniel Weintraub (US) et projection de Deep listening : The Story of Pauline Oliveros, 2019 (extraits d’une œuvre en cours de réalisation), ca. 70min.

Samedi 11 janvier, 11h-18h
Projection en boucle
Daniel Weintraub (US), Deep listening : The Story of Pauline Oliveros, 2019 (extraits d’une œuvre en cours de réalisation)

Deep Listening: The Story of Pauline Oliveros raconte l’histoire de la compositrice, performeuse, pédagogue, philosophe, innovatrice technologique et humanitaire, Pauline Oliveros. Authentique pionnière de la musique électronique, l’une des seules figures féminines dans le champ de la musique contemporaine américaine d’après-guerre, accordéoniste émérite, enseignante et mentor de nombreux musicien.ne.s, initiatrice à la musique et au son pour les non-musicien.e.s, et innovatrice technique qui a aidé à développer des outils permettant aux musicien.e.s de jouer ensemble à distance, jusqu’au logiciel permettant aux personnes en situation de handicap de créer une musique magnifique. Le réalisateur Daniel Weintraub présente en première mondiale des extraits de son film, centrés sur le début de la carrière de Pauline à San Francisco au cours des années 1950 et 1960.

 

Dimanche 12 janvier, 11h-18h
Projection en boucle
Beatrice Gibson (UK), I Hope I’m Loud When I’m Dead, 2018, couleur, 20min.

Intitulé d’après un poème de CAConrad, le film de Beatrice Gibson I Hope I’m Loud When I’m Dead est à la fois bruyant et intime, poétique, politique, expressif et visuellement saisissant. Abordant les désastres sociaux, les troubles politiques et le besoin de protester, le film examine le futur d’un monde en mouvement constant, et fait reference la question de la maternité de manière métaphorique. Dans une sorte de lettre d’amour, Gibson s’adresse à sa fille. Elle réunit alors au sein du film, des voies féministes, engagées et politiquement actives : les mots d’Eileen Myles, CAConrad, Audre Lorde et Adrienne Rich, ainsi que la musique de Pauline Oliveros forment la narration. Parmi le chaos, l’engagement artistique collectif, l’esprit communautaire, et la poésie dans son sens universel, se révèlent des outils pour le changement positif et l’action. (Courtesy Beatrice Gibson and LUX, Londres)

 

Du mardi 14 janvier au samedi 18 janvier, 11h-18h
Projection en boucle
Robert Ashley (US), Trois portraits de la série Music with Roots in the Aether, 1976, couleurs.
Mardi 14 et mercredi 15 – Program 5 : Landscape with Pauline Oliveros
Jeudi 16 et vendredi 17 – Program 6 : Landscape with Terry Riley
Samedi 18 – Program 7 : Landscape with Robert Ashley

“Une pièce de théâtre musical en vidéo couleur”, c’est ainsi que Robert Ashley a qualifié son œuvre Music with Roots in the Aether. Dans ce travail ambitieux et remarquable d’une durée de 14 heures, Ashley s’entretient avec et enregistre des performances de sept éminents compositeur.trice.s américain.e.s, dont lui-même. Il offre un rare aperçu des idées musicales, stylistiques et techniques de David Behrman, Philip Glass, Alvin Lucier, Gordon Mumma, Pauline Oliveros, Roger Reynolds et Terry Riley, avec qui il entretenait des amitiés de longue date. Ashley avait besoin de « trouver de nouvelles façons de montrer la musique étant jouée » et c’est ainsi qu’il a imaginé la présentation et le style de Music with Roots in the Aether. Tout devait être simplement enregistré en temps réel, sans aucune coupure ni montage. Avec ces portraits étonnants, Ashley a grandement contribué à la compréhension de certains des plus innovants développements musicaux des années 1960. Trois portraits vidéo de Music with Roots in the Aether sont présentés dans ce programme. (Copyright © P Robert Ashley, 1976)

 

Dimanche 19 janvier, 11h-18h
Projection en boucle 
Luke Fowler (UK), Electro-Pythagorus: A Portrait of Martin Bartlett, 2017, couleur, 45min

Electro-Pythagorus: A Portrait of Martin Bartlett est un hommage au compositeur et musicien électronique expérimental anglo-canadien Martin Bartlett (1939-1993). Innovateur et chercheur, Bartlett a estompé les lignes entre musique, technologie, ethnographie et mysticisme. Inspiré par des compositeurs d’avant-garde, tels John Cage et Terry Riley, il construisit des instruments électroniques et fut un pionnier de l’utilisation du « micro-ordinateur » dans les années 1970 et 1980. Selon lui, la création de ses propres instruments, qu’il décrivait comme des « topograph[ies] d’incertitudes avec lesquelles on se familiarise par la pratique », était une manière d’aller au-delà de l’anonymat technologique. À travers des séquences d’archives, des récits d’amis et des lectures de lettres écrites par Bartlett, l’artiste basé à Glasgow Luke Fowler réalise un portrait évocateur, intime et unique d’une figure trop peu connue, même dans le domaine de la musique électronique. (Courtesy Luke Fowler and LUX, London)

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L’espace d’exposition virtuel du Centre

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